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L’Union Panafricaine des Femmes de l’Alliance tient son 4e Congrès au Mali

septembre 29, 2025

Plus de 1 300 femmes venues de tout le continent se sont réunies pour le quatrième congrès de l’Union Panafricaine des Femmes de l’Alliance Chrétienne (UPFAC), un événement historique qui a combiné une semaine d’enseignement, de fraternité et de renouvellement du leadership.

Le congrès, qui s’est tenu du 18 au 25 août 2025 à Bamako, au Mali, comprenait trois moments clés : une conférence d’enseignement, la célébration du 30e anniversaire de l’Union et l’Assemblée Générale élective. Le thème, tiré du Psaume 11 :3, posait la question suivante : « Si les fondements sont ébranlés, que peuvent faire les justes ? ».

Le révérend Célestin Koffi, Coordinateur Régional de l’UMA pour l’Afrique, a présenté la vision et les activités à venir de l’Union Mondiale de l’Alliance (UMA), en soulignant la première conférence en présentiel des femmes et le voyage de prière qui se tiendront en Côte d’Ivoire en octobre 2025. Il a félicité les femmes panafricaines pour leur soutien aux activités missionnaires régionales et les a encouragées à continuer à aller de l’avant.

Des enseignements puissants ont été dispensés par des intervenants tels que le révérend Zonou (Mali), le révérend Paul Karama (Burkina Faso) et le pasteur Massenga Anastasie (RDC), ainsi que par des ONG telles que Tearfund et World Vision. Une inspiration particulière est venue de « Mum Pare » du Burkina Faso, une mère de 85 ans engagée dans le ministère, qui continue de mettre au défi les dirigeants africains de gouverner dans la crainte de Dieu.

Ce rassemblement a également été une occasion de célébration. Fondée en 1994 à Brazzaville, l’Union a marqué son 30e anniversaire par des actions de grâce et des témoignages de la fidélité de Dieu. L’ancienne présidente, Mme Thérèse Koffi, a rappelé l’histoire, les forces et les défis du mouvement. Les femmes se sont jointes à la louange et ont partagé un grand gâteau d’anniversaire, symbole d’unité.

Au cours de l’Assemblée Générale, Rosette Kouangou du Gabon, pasteure et épouse de pasteur, a été élue nouvelle présidente, marquant ainsi la transition du leadership de l’Afrique de l’Ouest vers l’Afrique centrale. Selon les statuts de l’Union, la présidence est assurée à tour de rôle après deux mandats consécutifs de quatre ans au sein de la même région. Après avoir accompli deux mandats couronnés de succès en Afrique de l’Ouest, le leadership est désormais passé à l’Afrique centrale, où Rosette Kouangou a été choisie pour occuper la fonction de présidente. Les élections se sont déroulées dans un esprit de paix et d’unité.

Les délégations du Bénin, du Burkina Faso, du Congo-Brazzaville, de la Côte d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo (RDC), du Gabon, du Liberia, de la Sierra Leone, du Togo et du Mali étaient présentes. Seule l’Angola était absente.

Le congrès s’est conclu par une soirée culturelle haute en couleurs, au cours de laquelle des femmes de différentes nations ont élevé leurs voix dans des chants de louange, reflétant le profond ancrage de l’Évangile dans leurs cultures et leurs communautés.

Dans l’esprit de Pâques, les femmes se sont réjouies de l’espérance vivante en Christ, célébrant la richesse des cultures africaines unies en lui. Anne Marie Tessougue a souligné que la clôture du congrès par un culte culturel a révélé la diversité au sein de l’église et la manière dont elle forme un seul corps en Christ.

Pour Marie-Claire Gla, les chœurs chantés dans plusieurs langues maliennes ont capturé « la beauté de l’Afrique » et montré que Dieu est présent dans chaque culture. Elle a ajouté que lorsque l’Afrique chante et danse, « nous nous reconnaissons les uns les autres », faisant l’expérience d’une véritable communion entre les nations.

Anastasie Massanga a rappelé à tous que Christ n’a pas effacé les cultures, mais qu’il est venu les transformer et les élever. « L’Afrique est une, l’Afrique est multiple », a-t-elle déclaré, affirmant que la diversité culturelle n’est pas un obstacle, mais un don qui unit le peuple de Dieu.

En dehors de la joie, l’événement a également été marqué par la tristesse. Une déléguée ivoirienne est décédée de manière inattendue pendant le voyage vers Bamako. Les déléguées et l’église locale au Mali se sont ralliées autour des femmes ivoiriennes dans un élan de solidarité, tant spirituelle que financière, leur offrant réconfort et démontrant l’amour de Christ.

À la fin du congrès, les participantes sont reparties avec un engagement renouvelé envers la prière, la mission et l’unité. Les responsables ont exhorté les femmes à mobiliser des ressources et à s’unir pour renforcer l’impact de leur mandat missionnaire à travers l’Afrique.

Par: Marie-Claire Gla et Eunice Ron Mateo